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La biodiversité de la zone côtière de la Belgique: conservation ou restauration? = La biodiversité de la zone côtière de la Belgique: conservation ou restauration?
Jacques, Th. (2000). La biodiversité de la zone côtière de la Belgique: conservation ou restauration? = La biodiversité de la zone côtière de la Belgique: conservation ou restauration? Bull. Kon. Belg. Inst. Natuurwet. Biologie 70(Suppl.): 73-75
In: Bulletin van het Koninklijk Belgisch Instituut voor Natuurwetenschappen. Biologie = Bulletin de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique. Biologie. Koninklijk Belgisch Instituut voor Natuurwetenschappen: Bruxelles. ISSN 0374-6429, more
Peer reviewed article  

Also published as
  • Jacques, Th. (2000). La biodiversité de la zone côtière de la Belgique: conservation ou restauration? = La biodiversité de la zone côtière de la Belgique: conservation ou restauration?, in: Van Goethem, J. et al. (Ed.) Verhandelingen van het colloquium "De uitvoering door België van het Verdrag inzake biologische diversiteit: een stand van zaken"= Actes du colloque "La Belgique et le défi de la biodiversité: un état des lieux"= Proceedings of the colloquium "Belgium and the Convention on Biological Diversity: a state of the art". 70(Suppl.): pp. 73-75, more

Available in Author 

Keyword
    Marine

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  • Jacques, Th., more

Abstract
    La mer du Nord est une mer boréale peu profonde dominée par les éléments physiques et climatiques qui en font un système dynamique et tres productif. La région côtière de la Belgique est caractérisée par un relief sous-marin contrasté où les bancs de sable, séparés par des dépressions, s'allongent parallèlement les uns aux autres à quelques mètres du niveau de la basse mer. Elle est remarquable par la survivance, en quelques endroits privilégiés (Westhoek, estuaire de l'Yzer, Heist), des réliquats d'un continuum écologique qui mettait autrefois en relation fonctionnelle étroite les milieux terrestres et marins, des polders aux eaux du large, en passant par les dunes, la plage et les bancs de sable marins. C'est aussi une zone d'hivernage d' une grande variété d'oiseaux migrateurs: macreuses, grèbes huppés, eider à duvet sur les bancs côtiers; guillemots, plongeons, petits pingouins sur les bancs de Flandre et de Zélande; fous de Bassan, pétrels fulmars sur les bancs de Hinder. La région a manifestement subi une perte de structure au cours des 150 dernières années, perte dont il convient d' estimer les causes et les effets. Le développement suburbain de la côte et les ouvrages côtiers ont profondément modifié Ie caractere du littoral et supprimé pratiquement partout le continuum écologique qui existait depuis les polders jusqu'aux bancs marins. L 'eutrophisation due à la pollution terrigène a provoqué une simplification de la communauté planctonique et des courts-circuits bactériens qui soustraient une grande partie de la production organique aux réseaux alimentaires les plus complex es, donc les plus riches en biodiversité. Des habitats organiques naturels (bancs de moules, bancs d 'huitres) autrefois présents dans la zone côtière ont totalement disparu. Tant à cause de la pollution qu'en raison de l'intensité de la pêche, de nombreuses especes sont en déclin, en équilibre instable de sur-pêche ou ont, elles aussi, disparu. D'autre part, de nombreuses espèces exotiques, probablement convoyées au stade larvaire dans les eaux de ballast des navires, ont fait leur apparition. Parallèlement à ces constatations, il est essentiel de tenir compte des perturbations du fond proprement dit causées par les chaluts. Les observations indiquent des effets évidents, les chaluts laissant des traces sous forme de sillons qui modifient la structure du fond et restent visibles 18 mois apres leur passage sur des fonds à faible énergie. De l'analyse on doit conclure que nous avons désormais affaire à un système marin tres productif mais simplifié, où dominent quelques espèces (Phaeocystis, poissons plats) et ou l'exploitation a conduit à une spécialisation extrème (la pêche à la sole ). Les avertissements nous viennent d'en haut, notamment des institutions européennes qui veulent rétablir la sécurité de nos réseaux écologiques (programme Natura 2000). L'option restauration s'impose donc, pour une partie du domaine tout au moins.

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