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The meiofauna as a tool in the study of habitat heterogeneity: ecophysiological aspects. A review
Wieser, W. (1975). The meiofauna as a tool in the study of habitat heterogeneity: ecophysiological aspects. A review. Cah. Biol. Mar. 16(5): 647-670
In: Cahiers de Biologie Marine. Station Biologique de Roscoff: Paris. ISSN 0007-9723, more
Peer reviewed article  

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Keyword
    Marine

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  • Wieser, W.

Abstract
    L'analyse de l'hétérogénéité des sédiments marins peut être accomplie en utilisant différentes stratégies. Les principales sont les suivantes:- mesures de variation des facteurs physico-chimiques ; - évaluations de la répartition spatiale et temporelle des organismes vivant dans les sédiments (micro-organismes, méiofaune) ; - recherche expérimentale sur les réponses des micro- et méioorganismes aux stimulus de leur environnement.La dernière approche — qui est en fait écophysiologique — bien qu'encore peu développée est la plus prometteuse. Etant donné que les sédiments marins peu profonds constituent un écosystème d'une grande ancienneté et d'une grande diversité, on peut supposer que chacune des très nombreuses espèces qui y vivent sont adaptées non seulement aux écarts des combinaisons de facteurs sévissant dans l'ensemble de l'écosystème, mais aussi à un groupe spécifique de facteurs caractérisant la micro-niche dans laquelle l'espèce effectue son cycle. Dans cet article sont passés en revue les rapports entre organismes et sédiments marins qui sont répercutés sur les possibilités de survie des espèces méiobenthiques. Leur petite taille et leur faible possibilité de déplacement peuvent faire de ces animaux un instrument idéal pour explorer un environnement qui, par son hétérogénéité spatiale et temporelle, ne peut être décrit de manière satisfaisante à la suite de quelques mesures de variables physico-chimiques. En particulier, la distribution verticale des espèces de la méiofaune sera mise en parallèle avec leur résistance à la température, le pO2, le pH et la salinité, ainsi qu'avec une combinaison de ces facteurs. La conclusion principale qui peut être tirée de résultats encore trop peu nombreux est qu'au moins chez la plupart des habitants d'une plage subtropicale, les limites de tolérance aux hautes températures, alcalinité et faible pO2, sont très voisines des extrêmes écologiques notés pour ces facteurs dans les zones préférentielles de ces espèces. Le degré de correspondance est illustré de la meilleure manière par le fait qu'une différence de répartition verticale de quelques centimètres, quelquefois même de millimètres, se reflète généralement par une différence frappante dans les écarts de tolérance vis-à-vis des hautes températures, de l'alcalinité, ou du manque d'oxygène. La concordance entre la tolérance aux fluctuations de salinité et la répartition doit probablement être aussi étroite, mais s'appuie sur moins de documents. D'autre part, ni le taux d'acidité, ni les écarts de basse température de l'eau interstitielle ne semblent être des facteurs limitant la répartition de la méiofaune subtropicale. Une connaissance plus détaillée des rapports entre la répartition des facteurs et de la faune d'une part, et les limites de tolérance des animaux d'autre part, devrait être utile pour prévoir les changements faunistiques susceptibles de se produire au cours de modifications survenant à l'intérieur de l'habitat et résultant, par exemple, de la pollution. De plus, le degré d'adaptabilité à l'environnement des principaux composants de la faune peut être un indicateur de la diversité globale et de la stabilité de l'habitat en question.

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